Considérations du Comité d’Ethique
Un essai randomisé par grappes est effectué dans des plantations de pays en développement. Ce sont les sites, et non les participants à l’étude, qui sont choisis de manière aléatoire. Dans les sites d’intervention, on introduit le préservatif féminin tout en continuant de distribuer des préservatifs masculins, alors que dans les sites de contrôle on distribue seulement cette dernière méthode.
Tous les résidents des sites, hommes et femmes, sont exposés à cette intervention dans le cadre de grandes festivités qui comportent de la musique, de la danse et des spectacles de marionnettes.
Ce sont des femmes sélectionnées qui participent à l’étude. Après avoir donné leur consentement éclairé, elles sont interrogées et, à chacune des 3 visites de suivi prévues pendant les 12 mois de l’étude, subissent des tests de dépistage d’infections sexuellement transmissibles (IST).
Le formulaire de consentement éclairé mentionne le stress et le désarroi qui peuvent accompagner le diagnostic d’une IST, mais il passe sous silence l’éventualité de répercussions plus graves, voire d’actes de violence conjugale.
Malgré le programme d’information mis en place, un pour cent des femmes font état de traumatismes dus au comportement violent de leurs partenaires sexuels. Selon les formulaires de déclaration d’Expériences adverses sérieuses, les femmes sont victimes d’agressions pour avoir:
• informé leurs partenaires de leur participation à l’étude
• suggéré à leurs partenaires d’utiliser un préservatif
• dit à leurs partenaires qu’elles avaient une IST et leur avoir demandé de se faire soigner.
Il est clair que cette violence est une conséquence directe de leur participation à l’étude. Les incidents violents sont déclarés aux prestataires dans les sites d’intervention et de contrôle. C’est le seul problème qui ait été déclaré à ce jour dans le cadre de cette recherche.